Soirée prière Taizé

Les chants de Taizé

La prière du chant est une des expressions les plus essentielles de la recherche de Dieu…

Des chants brefs, repris longuement, en soulignent le caractère méditatif. En peu de mots, ils disent une réalité fondamentale, rapidement saisie par l’intelligence. Répétée comme à l’infini, cette réalité est peu à peu intériorisée par toute la personne. Les chants méditatifs nous ouvrent ainsi à l’écoute de Dieu.

Dans une prière commune ils permettent à tous de participer et de tenir ensemble dans l’attente de Dieu, sans que le temps soit trop mesuré.

Pou rouvrir les portes de la confiance en Dieu, rien ne remplace la beauté des voix humaines unies par le chant. Cette beauté peut faire entrevoir « la joie du ciel sur la terre », comme l’expriment les chrétiens d’Orient.

Et une vie intérieure commence à se développer…

Ces chants soutiennent aussi la prière personnelle. Ils construisent peu à peu une unité de la personne en Dieu et peuvent devenir sous-jacents au travail, aux conversations, au repos, reliant prière et vie quotidienne. Même à notre insu, ils prolongent en nous une prière, dans le silence de notre cœur.

Dates à retenir

Les prochaines soirées Taizé auront lieu;

Lundi le 4 décembre 2017 à l’église St-Agapit, Deux-Montagnes, à 19h

Mardi le 12 décembre 2017, à l’église l’Annonciation, à Oka

Mardi le 27 février 2018, à l’église l’Annonciation, à Oka

Lundi le 12 mars 2018, à l’église St-Agapit, Deux-Montagnes, à 19h

Un peu d’histoire : les débuts

Tout a commencé en 1940 lorsque, à l’âge de vingt-cinq ans, frère Roger quitta le pays de sa naissance, la Suisse, pour aller vivre en France, le pays de sa mère. Il avait été immobilisé pendant des années par la tuberculose pulmonaire. Durant cette longue maladie, il avait mûri en lui l’appel à créer une communauté.

Au moment où commença la Seconde Guerre mondiale, il eut la certitude que, comme sa grand-mère l’avait fait pendant la Première Guerre mondiale, il devait sans tarder venir en aide à des gens qui traversaient l’épreuve. Le petit village de Taizé, où il se fixa, était tout proche de la ligne de démarcation qui coupait la France en deux: il était bien situé pour accueillir des réfugiés fuyant la guerre. Des amis de Lyon se mirent à indiquer l’adresse de Taizé à ceux qui avaient besoin d’un refuge.

« Poursuivant le pèlerinage de confiance sur la terre qui rassemble des jeunes de nombreux pays, nous comprenons toujours plus profondément cette réalité: tous les humains constituent une seule famille et Dieu habite chaque personne humaine, sans exception. »
Frère Alois, Lettre de Calcutta

Une « parabole de communauté »

Aujourd’hui la communauté de Taizé rassemble une centaine de frères, catholiques et de diverses origines protestantes, issus de près de trente nations. De par son existence même, elle est une « parabole de communauté » : un signe concret de réconciliation entre chrétiens divisés et entre peuples séparés.

Les frères de la communauté vivent de leur seul travail. Ils n’acceptent aucun don. Ils n’acceptent pas non plus pour eux-mêmes leurs héritages personnels, mais la communauté en fait don aux plus pauvres.

Au fil des ans, des jeunes de plus en plus nombreux sont venus à Taizé, de tous les continents, pour des semaines de rencontres. À Taizé, se rendent également des responsables d’Église, et la communauté a ainsi accueilli le pape Jean-Paul II, quatre archevêques de Canterbury, des métropolites orthodoxes, les quatorzes évêques luthériens de Suède et de nombreux pasteurs du monde entier.